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À Murat, conférence : actualité et avenir des chemins de Compostelle

À Murat-sur-Vèbre, les Journées Européennes du Patrimoine s’ouvrent avec une conférence donnée par Olivier Cébe le vendredi 14 septembre à 17h30 (salle Panel, rue de la Salle des Fêtes).

Le sujet, “Notre patrimoine : Actualités et avenir des chemins de Saint-Jacques”, s’inscrit dans le cadre du 20e anniversaire de l’inscription au Patrimoine mondial des chemins de Compostelle en France.

Cette conférence fait suite à l’exposition “Via Tolosana : Histoire et légendes”, magnifique exposition que présenta l’Académie de recherche et d’études sur le Chemin de Saint-Jacques à Murat du 28 juillet au 8 septembre grâce à la généreuse collaboration des éditions Alcor (Marseille).

La conférence sera suivie d’un débat et se terminera par un pot de l’amitié offert par la Municipalité de Murat-sur-Vèbre.

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Journées européennes du Patrimoine – les 15 et 16 septembre 2018

La poursuite du chantier ouvert à Ferrières dans le cadre des travaux de strict entretien décidés en accord avec les Monuments Historiques, m’a conduit à annuler cette année l’ouverture du château au public à l’occasion des Journées européennes du Patrimoine.

Ces circonstances interviennent alors que que je m’étais posé la question de ma participation à cette 35e édition. En effet, la présentation qui fut faite du thème retenu —l’art du partage— dans les documents officiels m’était apparue partielle sinon fautive.

Le paragraphe suivant était censé donner une description sommaire du patrimoine laissé en héritage sur le Vieux Continent :

“La plupart des pays européens partagent le même découpage chronologique fondamental : la Préhistoire et ses grandes périodes, l’Antiquité, le Moyen Âge, les Temps modernes et la période contemporaine. Dans cette chronologie partagée, la circulation des idées, des artistes et des architectes a permis la création d’un cadre de vie présentant bien des similitudes sur tout le continent européen.

“Si l’existence des grottes ornées paléolithiques rassemble les Européens de l’Ouest, le mégalithisme s’inscrit dans une révolution néolithique, venue d’Orient, progressant à travers toute l’Europe ; l’émergence des villes celtes, grecques, romaines et byzantines, aux confluents des routes commerciales maritimes et terrestres puis de la ville médiévale, engendrent progressivement de grands courants artistiques et architecturaux communs à de nombreux pays européens.

“L’existence de ce patrimoine et de cette culture partagée, dont la langue latine a longtemps été l’un des ferments, de l’Antiquité au Moyen Âge et jusqu’aux humanistes, constitue un fondement de l’identité européenne, et donne aux citoyens européens le sentiment diffus d’appartenir à un même monde ; leur paysage quotidien se nourrit de repères patrimoniaux communs.”

Sans être étonné qu’un tel document ne fasse référence qu’à la langue latine sans citer la langue grecque si chère aux humanistes, j’y constate avec étonnement l’absence du patrimoine relevant des communautés issues de la Réforme. N’y est certes pas mentionné celui auquel nous sommes attachés par tradition familiale dans cette partie du sud de la France, mais aussi —et c’est plus surprenant— celui d’une grande partie de l’Europe du nord. Une lacune regrettable pour cette manifestation d’ampleur européenne.

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Pourquoi le Catharisme dérange-t-il toujours autant ?
À l’occasion de la parution des Cahiers d’études cathares – Conférence

Vendredi 29 juin 2018 – Capdenac, salle Agora, à 19h15
Organisée par le Club “les Cazelles” de la Banque Populaire Occitane
Le catharisme en Languedoc

L’histoire de nos régions est marquée par ce grand bouleversement au début du XIIIe siècle provoqué par la croisade contre les albigeois et l’annexion du Languedoc à la Couronne de France. Un renversement des pouvoirs politiques qui s’accompagne de nouvelles conditions sociales et économiques alors que surgissent de nouveaux concepts en architecture et urbanisme avec l’art gothique et la création des bastides.

En arrière-plan, c’est surtout l’émergence d’une structuration dorénavant souveraine de la pensée alors que l’Eglise de Rome veut éradiquer les courants dits hérétiques et satisfaire ainsi l’accession à la Cité de Dieu sur Terre.

Dans les faits, bien sûr, la réalité est plus touffue mais aussi plus difficile à étudier. Force est de constater que les hypothèses actuelles sont souvent promues en vérités et les échanges passionnés.

Pourquoi donc le catharisme dérange-t-il toujours autant, huit siècles après ?

La revue des Cahiers d’études cathares dont la parution cessa pour éviter les polémiques reprend son cours afin d’apporter sa contribution à des recherches apaisées.

Télécharger le bulletin d’abonnement aux Cahiers d’études cathares

Pour en savoir plus :

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